juin 2019

Transition écologique:
Une solution de mesure
des émissions de CO2
au service des villes.

Client: Suez.Origin

Pour répondre à ses ambitions stratégiques, Suez a lancé son premier projet entrepreneurial, appelé Origins.earth. Souffl les a accompagnés dans cette démarche d’innovation en explorant au-delà de leur marché traditionnel. Avec deux intrapreneurs de Suez, nous avons challengé et validé des opportunités pour le climat et le réchauffement climatique. Voici une remise en contexte rapide sur le sujet pour mettre en lumière les problématiques que l’on a identifiées.

Un premier projet entrepreneurial pour Suez: Origin.earth.

L’effet de serre est un phénomène naturel qui permet de réguler la température de la Terre.

Bien que la sonnette d’alarme ai été tirée, nos activités humaines génèrent encore beaucoup de gaz à effet de serre, comme le CO2. Cela entraîne l’apparition d’un effet de serre additionnel, responsable en grande partie du réchauffement climatique. Cette hausse des températures a des conséquences considérables et irréversibles sur les écosystèmes, l’être humain et l’avenir de nos sociétés.

Face à cette urgence environnementale, de nombreuses villes se sont engagées, lors de l’accord de Paris, en 2015, à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C, par rapport aux niveaux préindustriels. Pour atteindre cet objectif ambitieux, un plan d’actions international a été établi.
Par exemple, la ville de Paris a mis en place diverses actions visant la neutralité carbone: revégétalisation, énergie propre, éco rénovation d’anciens logements, réduction des déchets, production locale et bio, etc.

Cependant, identifier concrètement l’impact de ces engagements peut s’avérer ardu. En effet, les outils existants n’offrent pas de données suffisamment précises pour en tirer une analyse pertinente.

Un projet à forte ambition.

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C’est en mettant le doigt sur cette problématique que Suez Origins.earth a souhaité créer une solution de tracking et de monitoring des émissions de CO2, pour répondre au besoin des villes. Avec une collecte de données détaillées, nous pouvons identifier l’origine des émissions et les traiter pour en extraire des éléments riches et intelligents.

Pour concocter un projet à fort potentiel, Souffl a dû explorer le monde de la finance verte, identifier les problématiques connexes, les besoins et attentes des différents acteurs, ainsi que les moyens existants pour mesurer l’empreinte carbone.

Un outil utile à la création d’entreprise.

Pour s’assurer de la bonne conduite de ce projet intrapreneurial, Souffl a créé un outil dans le but d’identifier les coûts, les risques et les moyens à mettre en œuvre.

Les sujets à traiter sont cartographiés en fonction de leur importance, de l’investissement qu’ils demandent et de leur temporalité. Cela a permis d’appréhender la complexité du projet et de vérifier la désirabilité, la faisabilité et la viabilité du projet, mais aussi de mesurer et valider progressivement son avancement.

Cet outil a été un élément clé pour la réussite du projet.
Sarah Dubreil, intrapreneuse de Suez.

Investiguer la jungle de la finance verte.

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Pour décortiquer cet écosystème complexe, il a fallu beaucoup de méthode, de qualité d’analyse et de synthèse, pour explorer des sujets relativement nouveaux, encore peu référencés et où les règles restent à définir.

Crédit carbone, green bonds, critères ESG, ISR, GES, GFI, un langage financier et des acronymes sombres, un réseau d’acteurs tentaculaire mêlé à des enjeux politiques et économiques, le monde de la finance verte est aussi obscur que passionnant.

Pour faire ‘simple’, la finance verte soutient la transition énergétique en favorisant les projets ‘verts’ à travers des opérations financières. Pour réduire leur exposition aux risques, les investisseurs désinvestissent les entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre ou les plus à risques sur des critères environnementaux.

L’identification d’un besoin important et urgent.

Progressivement, nous avons identifié le besoin de plusieurs acteurs de mesurer les émissions de CO2 et de connaître précisément leur origine.

En effet, les données existantes sur le CO2 sont approximatives et ne permettent pas de soutenir les villes, les porteurs de projet, les investisseurs et les agences de notation dans leurs engagements écologiques.
Pour les maires, mener leur ville vers le zéro carbone est un enjeu majeur pour leur attractivité. A long terme, ils doivent mettre en œuvre des actions pour le bien-être de leurs citoyens en rendant leur ville la plus agréable pour y vivre, étudier, travailler, se loger et se divertir. Il existe une réelle concurrence entre les villes pour être dans le top 3 des villes les plus attractives, comme Vienne, Zurich ou Vancouver. Cependant, le manque de données approfondies ne leur permettent pas d’établir une feuille de route détaillée.

De plus, elles ont des difficultés à communiquer sur les projets locaux et à engager les citoyens et les créanciers. L’ampleur médiatique du désastre écologique fait de l’ombre aux projets positifs et bienveillant, luttant contre le réchauffement climatique.

En ce qui concerne les projets urbains menés pour le climat, les financements sont difficilement accessibles, bien que de nombreux fonds d’investissements existent. Les porteurs de projet peinent à prouver la pertinence et l’intérêt de leurs actions auprès des investisseurs, qui, eux, ont besoin d’être rassuré avec ces données qu’ils vont aller chercher auprès des agences de notation. Ces dernières vont évaluer la capacité d’une organisation à rembourser sa dette auprès de ses créanciers et justifier le potentiel d’un projet bas carbone, selon des critères sociaux et environnementaux lié au développement durable. Pour identifier les meilleurs projets, les agences ont également, besoin de données fines sur les émissions de CO2. En alimentant les relations entre ces trois acteurs, le financement des projets se verrait facilité.

Un projet en réponse aux besoins identifiés.

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Suez a alors lancé Origin.earth, un service permettant, à long terme, l’atténuation du réchauffement climatique pour accompagner les villes dans le développement de projet respectueux pour le climat.

Ce service couvre les besoins identifiés à quatre niveaux:

1. Mesurer les émissions de CO2 mensuelles d’une ville avec précision.

Cela aidera les politiques de lutte contre le contre réchauffement climatique. Le but n’est pas de compter pour compter, mais de compter pour savoir comment agir. En effet, avec la collecte et l’analyse de ces données, les villes pourront identifier les étapes à franchir et concrétiser les objectifs fixés pour réduire les émissions.

2. Communiquer ces données.

Tous les mois, nous souhaitons diffuser de manière positive les résultats à travers un indicateur visuel intelligible pour tous les citoyens.

En plus de traduire l’engagement de la ville et de montrer le chemin parcouru, l’indice éduque les citoyens sur des notions qui peuvent leur sembler lointaines. En comprenant ces enjeux climatiques, ils se les approprient et se sentent davantage concernés. Ils aperçoivent les marges de progrès possibles. C’est pourquoi nous proposons des actions concrètes pour contribuer, à son échelle, à la réduction des émissions de CO2. Si chacun réduit individuellement son impact, le bénéfice sera collectif et visible.

3. Cartographier les actions à mener.

Cartographier les actions à mener dans son quartier, son immeuble, pour participer à la transition écologique en frappant à la bonne porte.

Les citoyens pourront prendre connaissance des projets à faible émission de carbone, les plus accessibles pour eux, à leur échelle et selon leurs moyens.

4. Faciliter l’accès au financement.

Faciliter l’accès au financement pour le climat pour favoriser, soutenir et récompenser ces programmes bas carbone.

Aider les porteurs de projet à valoriser leurs actions et les investisseurs à identifier lesquels sont les plus adéquats et efficaces.

Mettre la science au cœur de l’Accord de Paris.

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Pour répondre à ces besoins, nous avons aussi vérifié la faisabilité technique du projet, notamment qu’il est possible de connaître la source des émissions de CO2 en croisant différents types de données: satellites, cadastrales, météorologiques, terriennes, socio-économiques, etc.

Aussi, un partenariat a été mis en place avec le LSCE (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement) qui a mis au point une technologie de pointe permettant de mesurer les émissions de CO2.

Le premier projet pilote a été développé avec la Mairie de Paris et l’Agence parisienne du Climat.

Celui-ci est approuvé par les Nations unies et l’institut météorologique mondial. De plus, le projet a été lancé avec la ville de Paris au sommet mondial pour l’action climatique à San Francisco, en septembre 2018.

Lors de la COP24, Origins.earth faisait parti des invités proposant une solution innovante en faveur de la transition climatique pour les villes pionnières.

Aujourd’hui, le service est en cours de déploiement, nous vous tenons au courant pour la suite.